Nous voulions voir la montagne du nuage blanc (Bai Yun Shang). Elle porte bien son nom. Apres trois heures de voiture, nous roulons sur une route de montagne sinueuse, baignant dans les nuages. Nous arrivons a une barriere qui matterialise une limite infranchissable pour les etrangers. Seul Sun Xuang Dong aurait eu le droit d'aller plus loin. Le site est requisitionne par la milice locale...

Deception ! Sun Xiang Dong nous propose alors plusieurs autres destinations moyennant finance. Apres negociations, nous decidons de nous rendre dans un parc national situe a 80 kilometres de la. Nous ne l'avons pas regrette car les trois heures que nous avons passe dans ce parc etaient enchanteresses.

Les chinois ont l'art et la maniere d'amenager les lieux naturels pour les rendre plus facilement accessibles, sans les denaturer. Nous prenons un chemin qui longe et traverse a maintes reprises un cours d'eau aux multiples cascades. Un sentier en pierre tres pentu et aux innombrables marches nous permet de finaliser la ballade sur le point culminant du parc. Au sommet, nous avons droit a un super panneau vert indiquant 1686 mi (metres), photo a l'appui, soit plus haut que la montagne du nuage blanc.

Brouillard de rigueur en cette periode de l'annee, le spectacle ressemble a une estampe chinoise.

Nous redescendons en courant pour etre a l'heure a notre rendez-vous avec Sun Xiang Dong. A l'aller comme au retour en taxi, nous avons longe torrents et rivieres. Sun Xiang Dong nous a plusieurs fois propose de nous arreter pour faire des photos. Ne connaissant pas le coin, il profitait aussi de l'occasion. Sur le chemin du retour, petit moment d'angoisse lorsque le taxi s'est mis a emettre un drole de son et une odeur de chaud. nous avons un instant crain le pire mais ce n'etait qu'une crevaison.

Avant de quitter definitivement Luoyang, derniere sortie nocturne pour immortaliser sur nos cartes flash les soirees animees de cette drole de ville. Sur les grandes esplanades publiques du centre ville, les seances communes de taishi se sont transformees ici en cours de danse de masse. Modernite oblige. Cela semble etre un rituel journalier : toute la ville semble se retrouver la pour se detendre de la journee. Extinction des lumieres a onze heures tapantes.